Le mouvement de liberation transgenre – Leslie Feinberg


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La brochure sur Infokiosques

Préambule à l’édition de 2010 :

Lorsqu’iel a écrit « Le langage utilisé dans cette brochure pourrait bien devenir rapidement suranné, à mesure que la communauté de genres s’agrandit et s’organise – ce qui est un problème merveilleux », Feinberg avait vu juste.

Un certain nombre de termes employés dans ce texte sont aujourd’hui inexacts et inappropriés face aux réalités et définitions qui se sont dessinées et affirmées au cours des années 1990 et 2000. Il est donc nécessaire de lire ce texte en se rappelant bien qu’il date de 1992 ! Continuer la lecture de Le mouvement de liberation transgenre – Leslie Feinberg

L’éradication des « abstractions talmudiques »: l’antisémitisme, la transmisogynie et le projet nazi — Joni Alizah Cohen

 

Lien vers l’article original sur le site de la revue Contretemps.
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Texte de la brochure :

Joni Alizah Cohen est étudiante chercheuse en féminisme marxiste, fondatrice d’Invert Journal et l’une des organisatrices de la Women’s Strike Assembly et de la Feminist Antifascist Assembly.

Cet article a été initialement publié sur le blog des éditions Verso et est issu d’une communication présentée au colloque Historical Materialism en novembre 2018. Il a été traduit de l’anglais par Sophie Coudray.

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L’année 2018 a vu une large augmentation de la violence antisémite au niveau mondial, culminant avec le massacre de 11 juifs dans une synagogue de Pittsburgh en novembre. De la même façon, la violence à l’encontre des personnes trans, et des femmes trans non-blanches en particulier, a continué d’augmenter de façon exponentielle ; il y a, à présent, pour cette seule année, 368 meurtres reportés dans le monde. Cette année a également connu une attaque concertée contre les protections limitées dont bénéficient les personnes trans aux États-Unis, avec l’inauguration de plans visant à supprimer toute possibilité de changement légal de genre ainsi que la suppression des mesures de protection contre le viol et la violence pour les personnes trans incarcérées. Cela se couple à une résurgence des politiques nationales-socialistes et fascistes dans le monde entier, ce qui rend de plus en plus urgent la compréhension des logiques qui gouvernent la pensée, l’action et les politiques fascistes de manière à mieux les combattre et à éviter leur influence rampante dans nos vies quotidiennes. Continuer la lecture de L’éradication des « abstractions talmudiques »: l’antisémitisme, la transmisogynie et le projet nazi — Joni Alizah Cohen

Qu’est-ce que l’hétérosexisme – Louis-Georges Tin

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Le texte sur le site Les mots sont importants

Ces réflexions ne sont liées à aucun événement récent, et elles n’ont pas besoin de l’être. L’hétérosexisme en effet, comme tous les modes de pensée dominants, n’a rien d’un événement : il est la norme, l’ordinaire, le quotidien, et c’est sa contestation qui fait événement. Le Dictionnaire de l’homophobie, dont est extrait le texte qui suit, a de ce point de vue constitué un réel événement éditorial. Son coordinateur, Louis-Georges Tin, qui est aussi l’auteur de ce texte, revient donc sur ce mot important, et sur la réalité qu’il nomme.

Le mot ne figure pas encore dans les dictionnaires de langue française. Le concept, pourtant, ne date pas d’aujourd’hui : il figure clairement dans les écrits d’André Gide, c’est en quelque sorte la « pensée straight » dont parlait Monique Wittig, ou encore « la contrainte à l’hétérosexualité » que critiquait Adrienne Rich. Il apparaît en filigrane dans les termes « hétéroflics » ou « héterroristes » dont se servaient les militants du FHAR[1] et de la libération sexuelle, et le mot fut même quelques fois prononcé à cette époque, mais il n’avait guère jusqu’alors d’existence publique, du moins en France.

Or, ces dernières années, lors des débats et réflexions autour du PACS, le mot et le concept ont plus d’une fois été sollicités, relayés en outre par les termes hétérocentrisme et hétéronormativité, et cet usage a pu susciter des réserves, si ce n’est des critiques : à l’évidence, dans la mesure où elle oblige à repenser les dispositifs théoriques et pratiques de la domination sexuelle, cette notion est à la fois capitale et problématique. Continuer la lecture de Qu’est-ce que l’hétérosexisme – Louis-Georges Tin

Queer et xénophobie dans le nationalisme Indien postcolonial – Paola Bacchetta

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Le texte sur Cairn

De nos jours, un certain nombre d’études féministes, analysant de manière perspicace les nationalismes, l’Empire et la postcolonialité, ont attiré l’attention sur le genre et sur la sexualité. Cependant, presque toutes les recherches sur les nationalismes postcoloniaux du soi-disant ‘Tiers Monde’ continuent à partir du principe que l’hétérosexualité universalisée sous-tend et maintient ce genre de formations. Cet article cherche à créer un espace dans lequel examiner la place occupée par le genre et par la sexualité queer dans les formations nationalistes postcoloniales. Certaines des propositions avancées dans ce travail auront peut-être une résonance au-delà de son contexte empirique immédiat.

Dans le cadre de mes réflexions sur le genre et sur la sexualité queer au sein du nationalisme postcolonial, je me concentre ici de manière spécifique sur un nationalisme de droite, le nationalisme hindou en Inde. Contrairement au nationalisme indien (le nationalisme officiel de l’Inde) qui est pluraliste et inclut comme citoyen·ne·s les Indien·ne·s de toutes confessions, le nationalisme hindou cherche à éliminer du corps civique indien toutes les personnes qui ne sont pas hindoues. Le nationalisme hindou exclurait avant tout les musulman·e·s indien·ne·s, mais également les sikh·e·s indien·ne·s, les bouddhistes indien·ne·s, les parsi·e·s indien·ne·s, les jain·ne·s indien·ne·s, les chrétien·ne·s indien·ne·s, les juifs et juives indien·ne·s, etc., ainsi que les hindou·e·s qui ne se conforment pas à la définition de l’hindouisme fixée par le nationalisme hindou. Continuer la lecture de Queer et xénophobie dans le nationalisme Indien postcolonial – Paola Bacchetta

J’espère qu’on choisira l’amour – Kai Cheng

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Le texte sur le site Transgrrrl

Le texte original sur Medium

« Tu as le droit de raconter ton histoire […] Tu n’as pas le droit de traumatiser des personnes abusives, de les attaquer publiquement, ni de saboter la santé de quiconque. Les comportements abusifs sont aussi des réactions de survie, des comportements appris enracinés dans la douleur. Si tu es la personne abusée, guérir cette douleur n’est pas de ta responsabilité mais exacerber cette souffrance n’est pas ton juste droit. »

Emergent Strategy, adrienne maree brown

Je ne crois pas vraiment en la justice. Et j’entends aussi par-là les notions de responsabilité, de justice restauratrice, de justice transformatrice et la plupart des concepts qui ont pris d’assaut la « culture » de la justice sociale. Par contre je crois fermement en l’intégrité, en l’honnêteté et en l’honneur d’une personne (alors qu’on entend souvent le mot « intégrité » dans les cercles engagés pour la justice sociale, l’honnêteté et l’honneur comme je les conçois me viennent de ma famille chinoise et de mon éducation. au passage, la notion d’« honneur » n’est jamais invoquée dans les mouvements pour la justice sociale, et je ressens clairement son absence d’influence sur les attitudes des militant.e.s).

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Pour la décolonisation des imaginaires – Kelsi Phung

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Lire le texte sur Komitid

Son compte Instagram

Texte de la brochure :

A côté du mythe de « la minorité silencieuse », les normes de genre occidentales jouent un rôle dans le racisme anti-asiatique. L’artiste et militant.e vietnamien.ne Kelsi Phung détaille pour Komitid les difficultés qu’iel rencontre en France pour faire coexister son identité de genre et son identité vietnamienne.

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Abolir la famille en 6 étapes – M. E. O’Brien

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Texte de la brochure :

Si d’un côté la famille représente une bouée de sauvetage pour nombre de celles et ceux dont la vie sous le capital est un naufrage, d’un autre, elle rejette et contrecarre les aspirations d’un trop grand nombre d’entre nous. Il nous faut d’autres moyens d’organiser, au quotidien, le soin et l’attention que nous portons les uns envers les autres. Continuer la lecture de Abolir la famille en 6 étapes – M. E. O’Brien

Une meilleure retraite pour sortir de l’hétérosexualité – Juliet Drouar

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Lire le texte sur le blog de Juliet Drouar sur Médiapart

Texte de la brochure :

L’hétérosexualité reste un tabou du féminisme. De la Menace Lavande aux États-Unis aux Lesbiennes de Jussieu, en passant par la scission au sein de la revue Questions féministes, depuis 50 ans, la critique de l’hétérosexualité notamment par les lesbiennes, constitue une ligne de fracture au sein des mouvements féministes.

Pourtant c’est de cela dont le féminisme parle tout le temps : viols, tabassages et abus par le « compagnon », travail domestique et de reproduction gratuit au profit de l’homme et au détriment de la femme dans le « couple », charge mentale… A force de tourner autour du pot il va bien falloir nommer l’hétérosexualité. Continuer la lecture de Une meilleure retraite pour sortir de l’hétérosexualité – Juliet Drouar

Le débat sur la place des femmes trans n’a pas lieu d’être – Collectif

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Lien vers la tribune sur Libération

Liste des signataires : Toutesdesfemmes.fr

Texte de la brochure :

Face aux attaques d’une minorité hostile aux femmes trans, qui leur dénie toute place dans le combat féministe, un collectif réaffirme la solidarité entre toutes les femmes.

Depuis un mois, les attaques contre les femmes trans sous couvert de féminisme se multiplient et trouvent en France un relais médiatique inédit. Nous savons depuis longtemps qu’il existe parmi les féministes une infime minorité hostile aux personnes trans et en particulier aux femmes trans. Leur nombre n’a pas progressé ces dernières années, mais elles ont su se regrouper derrière des idées communes. Continuer la lecture de Le débat sur la place des femmes trans n’a pas lieu d’être – Collectif

Vers une union queer du marxisme et du féminisme – Cinzia Arruzza

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Lire sur Contretemps

Texte de la brochure :

Cet article est issu de la réélaboration du dernier chapitre de mon livre Las sin parte. Matrimonios y divorcios entre feminismo y marxismo, Critica & Alternativa, 2010. Le livre est dédié à la mémoire de Daniel Bensaïd, tout comme cet article qu’il m’avait demandé pour la revue ContreTemps. Il est paru une première fois dans la revue Contretemps (n°6).

La métaphore employée par Heidi Hartmann dans The unhappy marriage of marxism and feminism[1] illustre de façon efficace la rencontre manquée entre théorie féministe et théorie marxiste, du point de vue des faiblesses du marxisme. Leur union, souligne ironiquement Hartmann, reproduit en fait la logique du mariage entre homme et femme que l’on trouve dans la loi commune anglaise: de la même façon que pour mari et femme, marxisme et féminisme sont une seule chose, et cette chose est… le marxisme. Chaque fois que la question de cette union s’est posée, elle a été l’occasion soit de nier la spécificité de l’oppression des femmes, soit de démontrer qu’il s’agit bien d’une oppression seconde, subordonnée et moins importante que l’exploitation.

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